La Crieuse 2026 🟣♀

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Sans les femmes, tout s’arrête.

Une journée de grève féministe de toutes et tous pour :

– Revendiquer et gagner l’égalité réelle au travail et dans la vie
– Lutter contre les idées d’extrême droite sexistes et patriarcales
– Rappeler que, chaque jour, trois femmes sont victimes de violences et que cela ne cesse d’augmenter chaque année, selon les chiffres du ministère de l’intérieur :
• 84% des victimes de violences sexistes et sexuelles sont des femmes
• 73% d’entre elles ont entre 20 et 45 ans
• 85% des personnes mises en cause sont des hommes

Le sujet est médiatisé à travers des faits divers dramatiques. Et que penser du dérapage de Brigitte Macron en forme d’aveu, le 7 décembre, traitant de « sales connes » les féministes de « Nous Toutes », pour leur action militante menée la veille dans une salle de concert contre un humoriste poursuivi pour viol, avant d’avoir bénéficié d’un non-lieu. Est-ce digne de la « première dame » de France ?
Notre société reste ancrée dans un patriarcat séculaire. L’affaire Epstein est le flagrant exemple des pires atrocités et délits en toute impunité et dans un entre soi de nantis se croyant au-dessus de toutes les lois, de fait ! Bien loin des valeurs de « liberté égalité fraternité ».

 

 

 

 

L’urgence est tout aussi criante dans le milieu professionnel. Dix viols ou tentatives de viol ont lieu chaque jour en France sur un lieu de travail. (9%). 30% de salariées y ont déjà été harcelées ou agressées sexuellement et 70% des victimes déclarent ne jamais en avoir parlé à leur employeur.

 

Une pénibilité non reconnue

Les biais sexistes qui pénalisent le travail des femmes vont même jusqu’à invisibiliser la pénibilité et les maladies professionnelles qu’elles subissent au travail.
Quand on pense pénibilité au travail, on imagine aussitôt les marteaux piqueurs, du bitume brûlant, des grosses machines bruyantes au rythme effréné.
Une vision très masculine des conditions de pénibilité au travail.
Dans les métiers du lien et du soin, les souffrances physiques et psychiques ne sont pas prises en compte. La pénibilité des métiers dits « féminisés » reste encore aujourd’hui un impensé dans la société. Elles sont pourtant confrontées à une multitude de facteurs de pénibilité :
– bruit : notamment dans les crèches et à l’école avec des classes qui peuvent dépasser les 30 élèves
– port de charge lourde : comme les infirmières et les aides-soignantes déplaçant leurs patient-es
– les gestes répétitifs : dans le secteur du commerce où les caissières déplacent des tonnes de marchandises à la fin de leur journée créant des troubles musculo-squelettiques
– les postures pénibles : dans le secteur de la santé où infirmières et aides-soignantes doivent déplacer les patients

À l’heure du financement d’un porte-avions de 10 milliards alors que des associations, notamment féministes, risquent de fermer leurs portes et leurs services faute de financement, nous refusons de nous taire. Les inégalités salariales, un salaire en moyenne ¼ inférieurs à celui des hommes, les bas salaires, les allocations inférieures au seuil de pauvreté, les pensions de retraite déjà à 40% inférieures à celles des hommes toujours plus faibles précarisent les conditions de vie des femmes. Elles représentent 62% des personnes payées au SMIC et 70 % des bénéficiaires des banques alimentaires.

Le combat est de chaque instant contre le patriarcat, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, le validisme, les politiques libérales et autoritaires du gouvernement et contre l’extrême droite.

 

 

Comment participer ?

  • en se rapprochant des comités de ta ville
  • en s’informant et participant à des actions et des campagnes de sensibilisation
  • en faisant des dons aux associations féministes
  • ou encore en diffusant ce tract

 

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