Tract DRH

Un chamboulement à la DRH… Mais pour quelle stratégie ?

Le monde a bien changé depuis le décès du Président Hutin…

Nous avons été surpris, sans vraiment l’être, de découvrir la communication de la Direction générale envoyée aux salariés du journal, le 29 juin, sous l’appellation « Organisation des
Ressources humaines », faisant état du départ de l’entreprise de Jérôme Gabreau, Directeur des Ressources humaines.
Nous apprenons que M. Gabreau sera remplacé dans cette fonction de manière imminente. 

Nous tenons à préciser que jongler avec des Directeurs des ressources humaines à Ouest-France en particulier, et dans la presse en général, ne se limite pas à déplacer des pions. C’est un signal de changement fort. Nous espérons que le, ou, la nouvelle venue, s’imprégnera très vite de l’histoire et des conquis qui nous caractérisent, fruits du dialogue et de luttes, obtenus dans la transparence et la loyauté. Qu’il ou elle, devra mener à bien sa mission à Ouest-France alors que de multiples négociations se profilent, que ce soit dans le service industriel ou à la rédaction, ou encore dans la gestion des risques psychosociaux, récurrents depuis de nombreuses années.

Nous sommes aujourd’hui dans une période charnière de l’entreprise. Mais il ou elle lui faudra aussi réussir à passer le cap du futur plan filière, ou encore celui des conventions collectives au niveau national. Car une entreprise de presse n’est pas une entreprise comme les autres.

La CGT, majoritairement représentative au niveau de toutes les catégories de salariés, sera présente pour veiller à ce que notre histoire commune et nos valeurs sociales perdurent.

Dans ce contexte épineux, la CGT souhaite bon vent à Jérôme Gabreau dans sa nouvelle vie, et bon courage au ou à la future DRH.

Les élu.e.s CGT

Rennes, le 1er juillet 2020

CSE du 24 juin

        Conseil économique et social du 25 juin                               

C’est la fin du travail à domicile 

Au 1er juillet, les salariés doivent revenir sur leur site. Bien évidemment avec toutes les mesures sanitaires à respecter et les règles de distanciation physique obligatoire. Attention, le virus circule toujours. Rappelez-vous que chaque salarié doit retirer ses masques et obtenir du gel hydro alcoolique auprès de l’assistante départementale.  Il y a ce qu’il faut.

Tant qu’un accord ne sera pas conclu avec les partenaires sociaux, le télétravail sera limité à une journée par semaine et sur la base du volontariat. Relisez notre analyse dans Le Crieur masqué. Pour M.Echelard « il faut professionnaliser cette situation de travail » et surtout « penser à la cohésion d’équipe avant de parler de rythme. Il n’est pas question de sous-estimer les difficultés. » Ce n’est pas parce que le confinement a contraint des salariés à ramener le travail à la maison que tous ces postes seront éligibles au télétravail à l’avenir.

Pour la CGT, tout est question d’équilibre « et de cohésion » entre les équipes à la maison et celles sur site, de répartition équitable de la charge de travail et du respect des horaires. Et que dire du suivi des carrières. Le thermomètre vire au rouge dans les équipes. Il était temps que cela s’arrête !

Le chômage partiel est reconduit jusqu’au 30 septembre et rémunéré à 100%. La CGT revendique toujours que tous les éléments variables (primes, 0,62 % du 14e mois…) y soient intégrés. La direction doit nous donner une réponse au plus tard en septembre. Le taux de chômage partiel est estimé à 2 %, du 1er juillet au 30 septembre, et ne concerne plus que le secteur industriel et une personne au secrétariat général.

La CGT a enfin eu sa réponse sur l’impact des jours en chômage partiel sur les cotisations retraites : Il y en aura bien un ! Plus le salarié aura été sans activité, moins il aura cotisé.

La CGT alerte la direction sur la véracité des taux d’activité et d’inactivité estimés, qui à ce jour, ne reflètent toujours pas la réalité. La transparence ne semble pas  être  au rendez-vous. Et les cotisations retraites, non plus ! Une chance que l’entreprise puisse compter sur la conscience professionnelle des salariés pour pallier à cet écueil.

Quant au Poga qui enregistre ce suivi d’activité avec des codes spécifiques, certains managers préfèrent voir en couleur.  A croire qu’il y a de la résistance à ne pas se plier à la règle ! Difficile pour le salarié  d’obtenir son  taux réel de chômage partiel. Rappelons que cet outil est le référent pour  le déclaratif qui déclenchera les aides  de l’état, soyons sérieux !

L’ouverture au public des rédactions reste fixée à septembre malgré l’assouplissement des mesures sanitaires. Une saison estivale morte. La CGT tient aux portes ouvertes à la rentrée.

Restaurant d’entreprise. Si les salariés du siège ne réservent pas leur repas, ils sont contraints de le prendre à l’extérieur, sans bénéficier de la subvention du CSE. Un surcoût pour tous y compris les jeunes stagiaires en situation précaire. La CGT demande à ce qu’une solution adaptée soit trouvée rapidement.

Dépassement du nombre de jours travaillés. La loi est la même pour tous : il faut solder ses congés et jours de récupération pour la fin de l’exercice. Si cela ne relève pas de cas particuliers légaux (maladie…), alors c’est qu’il y a bien un problème de charge de travail non résolue. Et donc de postes non pourvus. Il n’est pas question de laisser perdurer de telles situations.

La réduction de la masse salariale a ses limites. La CGT réclame des embauches  et la titularisation des CDD.

Arrêt maladie. Au-delà de quatre mois d’arrêt maladie, tout salarié perd en RTT, treizième mois, sur le 62 % du quatorzième mois et sur les jours de congés payés.

Service de santé au travail. Avec le confinement, le service médical a été très sollicité et, depuis la mi-mai, cela continue avec en plus la reprise des consultations. Chapeau bas mesdames les infirmières et monsieur le médecin. Respect ! 

Bon retour à vos postes de travail en prenant  soin de vous et de ceux qui vous entourent.

Les élu(e)s CGT

 

 

 

Situation économique et financière de l’entreprise

« Tous comptes faits »,

    Pas d’intéressement pour les salariés Ouest-France

 

L’entreprise a bien les reins solides, mais ce ne sera pas ses salariés qui en profiteront.  Une fois de plus la trésorerie de Ouest-France finance les autres sociétés du groupe pour près de 31 M€,

 

avec un versement d’1,8M€ de dividende versés à SIPA. Qu’en est-il de la reconnaissance du travail des salariés d’Ouest-France ? Une participation réduite à peau de chagrin et encore moins  d’intéressement. Ce mécanisme comptable est bien huilé afin que nos actionnaires puissent percevoir des dividendes.

Nos abonnés restent fidèles et les abonnements numériques grimpent en flèche. Nos recettes sont bonnes. Mais près de la moitié s’envolent vers Sipa et Intrasipa. Nous finançons le bâtiment Additi à hauteur de  12,5 M€. Nous aidons les filiales en difficultés comme Précom qui a reçu 2,3M€ et cette aide sera pérenne. La direction, ne lâche pas, non plus, le Pôle Mer avec  1,2 M€ versé en 2019. Nous y avons laissé 10 M€ à ce jour. « Cela n’a rien de satisfaisant », c’est le moins que l’on puisse dire Monsieur Echelard !

Les charges de personnel, elles sont en baisse. Le reste part dans les investissements dont 3,75M€ pour les logiciels. Ces investissements sur le numérique donnent droit à des aides de l’État. Certains logiciels comme Eidos, à la rédaction, explose toutes les prévisions. Un budget initial de 5 millions d’euros qui atteint à ce jour 13 M€. Cet outil éditorial et les besoins du journal, à la fabrication complexe et unique, ont bien mal été évalués. Qui a fait le cahier des charges ? Si les utilisateurs avaient été entendus, la facture serait moins salée. Les référents aguerris et expérimentés n’ont plus voix au chapitre. Ce n’est pas faute d’avoir prévenu.

Résultat des courses, il ne reste rien à redistribuer aux salariés du journal. Cela devient une fâcheuse habitude qui s’ajoute à celle de ne plus donner d’augmentation salariale générale. C’est pourtant notre travail qui fait vivre le journal Ouest-France et au final l’ensemble du groupe.

Parce que nous faisons partie d’un groupe (et d’un sous-groupe Ouest-France, Additi, Précom, Ofm, Pôle mer, Edilarge, OPS)  des salariés Ouest-France et sur la base du volontariat, sont de plus en plus nombreux à passer Intrasipa, 27 à ce jour. Ils ont su compenser leur passage  sous la convention collective Syntec qui ne donne plus aucun avantage. Ces hauts salaires partent avec des conditions très favorables afin de conserver, à l’identique, leur niveau de vie. Un beau « sac à dos social » comme cadeau. Ce qui signifie réintégrer tous les avantages sociaux perdus, sous forme de salaire. Et hop, ni vu ni connu je t’embrouille.

Le problème c’est qu’ils sortent alors de la masse salariale du journal, au détriment du budget des aides sociales (chèques vacances entre autres), qui diminue pour tous ceux qui restent. A l’inverse, certains salariés Intrasipa travaillent chez nous, dans le même service mais pas pour le même salaire et sans aucun avantage (nombre de jours de congés, 13e mois…). Ces salariés ci, n’ont sûrement pas eu le choix.

Choquant, non ? Des politiques sociales variables. Tout est fait pour nous désolidariser les uns des autres. Où sont les valeurs et le positionnement éthique d’Ouest-France dont nous sommes fiers, et dont vous parlez Monsieur Echelard ?

D’autre part, est-ce en s’obstinant à réduire les éditions que nous conserverons et gagnerons de nouveaux lecteurs ? Les locales ont besoin d’espaces d’expressions proches de nos lecteurs, ce sont eux qui nous le disent. Notre maillon fort, la Locale, une fois de plus réaffirmé. Il est temps de déconfiner le journal car nos lecteurs aspirent à retrouver leurs  informations locales.

La direction dit qu’elle n’est pas contrainte par la crise sanitaire mais bien décisionnaire de ces choix. Celui de ne pas redistribuer à ses salariés le fruit de leur travail relève de l’injustice. Une reconnaissance en monnaie sonnante et trébuchante est indispensable.

La solidarité est notre guide mais pas au point d’y laisser notre quote-part. Pas question d’accepter cette politique patronale, indigne de notre histoire et de nos valeurs. Pour la CGT, le bénéfice du travail des salariés Ouest-France n’a pas à être  aspiré en totalité par le groupe.

Rennes, le 16 juin

compte rendu du CSE du 11 juin

Comité Social et Économique
Cacophonie à la direction
Pas d’harmonie sans la baguette d’un chef d’orchestre

Entre ce qui est annoncé le matin, et les marches arrière de l’après-midi, cela manque de cohérence.

Chômage partiel. La direction a annoncé que le chômage partiel s’arrêtera à la rédaction à la mi-juin, mais perdurera dans d’autres secteurs, notamment dans l’industriel, au-delà de cette date. Le chômage partiel est payé en intégralité pour tous les salariés jusqu’au 30 juin. En deuxième partie de journée, la direction n’était
plus du tout sûre que la rédaction ne serait pas touchée. Les élus seront réunis fin juin pour la prolongation de l’activité partielle durant l’été.
La CGT se battra pour le maintien de l’intégralité des salaires, des cotisations retraite ainsi que sur les éléments variables, pour tous.

Secteur industriel. La rotative Nohab 4 reprendrait du service à la rentrée de septembre, et la 7 à la Chevrolière devrait suivre de près. Et la Nohab 3 ? Le matin, elle était définitivement arrêtée. Alors pourquoi faire des essais de remise en route dans quinze jours ? Revirement l’après-midi : « le seul scoop du jour est que nous ne
connaissons pas la date de son redémarrage.
» répond M. Toulemonde.

Projet Infolocale : David Moizan, responsable du service, a présenté le nouveau projet Infolocale. Pendant le confinement du Covid-19, la plateforme a été ouverte à + de 2 500 professionnels. Infolocale, qui a des visées nationales, veut contribuer à l’enrichissement des contenus des médias, et apporter un service utile aux lecteurs et
aux internautes afin de répondre à des besoins urgents et nouveaux comme « allo voisin » ou la géolocalisation. Une opération faite en collaboration avec ADDITI, une nouvelle mutualisation.
« On mettra les moyens en fonction de la politique éditoriale », a dit Louis Echelard.

Municipales. Pour le deuxième tour le dimanche 28 juin, la collecte des résultats sera faite directement via le ministère de l’Intérieur et géré par le service coordination.

Abonnés. Pendant le confinement, le journal s’est très bien vendu. C’est toujours lui qui rapporte le plus d’argent. Même si la stratégie de la direction est fortement tournée vers le numérique, via les abonnements sur le pack numérique famille, lequel, grâce aux partages avec ses proches permet de solidifier les contacts, le
papier reste la valeur sure.

Droits voisins. Les négociations entre les Gafa (Google, Facebook et Microsoft) et l’Alliance (PQR, PQN et PQH) sont ouvertes depuis la mi-mai et jusqu’à la mi-août, sur injonction de l’autorité de la concurrence et en application de la loi sur les droits voisins promulguée en octobre 2019. Pour l’instant, la redevance attendue en proportion des investissements fournis par les éditeurs n’est pas entendue. OuestFrance est très déterminé à obtenir gain de cause dans ce dossier.

Pôle mer (Infomer, le Chasse marée, Voiles et voiliers, Sernas, le Marin, etc.). Selon Louis Echelard, « le cumul d’investissements dans le Pôle mer est impressionnant, 10 millions d’euros. Malgré cela, le Pôle mer est toujours déficitaire et ce n’est pas satisfaisant, ni pour Ouest-France, ni pour les salariés. » Cependant, une nouvelle
équipe a été mise en place pour reconstruire un projet qui devra être finalisé d’ici à la fin de l’année. La direction ne lâche pas l’affaire.
La CGT rappelle que des dividendes ont été versés, en période de beau temps, mais qu’en cas de gros temps, ce sont les salariés qui en pâtissent avec la diminution de la participation jusqu’à la disparition de l’intéressement du personnel OuestFrance.

Télétravail. Les salariés qui, soi-disant, auraient travaillé plus de dix jours par mois pendant le confinement, ont reçu un questionnaire par mail. Faux ! Pas tous les salariés. Les réponses feront pourtant partie des bases d’appui, pour la reprise de la négociation qui s’ouvrira en septembre. Un accord de télétravail sur la base du
volontariat, avec une journée de télétravail par semaine, était finalisé et en attente de signature par les partenaires sociaux. La CGT était favorable à cette mise en place pour les salariés qui le souhaitent.
La CGT est en désaccord avec cette méthode qui exclut une partie des salariés. Seulement 647 salariés ont été sondés, soit moins de la moitié du personnel concerné, alors que la direction s’était engagée à interroger tout le monde. Une étude qui ne reflètera donc pas le ressenti de tous. Quand on veut faire dire ce qu’on veut à une enquête, on se rapproche de la cible. Et on ne s’y prendrait pas
mieux.

Rennes, le 11 juin

CSE du 29 mai 2020

       Comité Social et Economique

Le retour sur site s’accélère à partir du 8 juin

D’ici  la fin juin, il n’y aura plus de chômage partiel à la rédaction annonce Philippe Boissonnat qui  a précisé tout bas : « Les équipes sont extrêmement fatiguées ».

Le taux de chômage partiel passera de 20,9% en avril à 6,1% en juin avec le maintien de la rémunération nette jusqu’au 30 juin. « Il est important que les salariés  reprennent contact avec les rédactions, avant les vacances. Comme dans tous les secteurs de l’entreprise, une présence physique régulière est fortement conseillée afin de reprendre contact avec les équipes. » selon Mr Echelard.

Pour la direction, le taux d’activité à temps partiel est communiqué aux salariés par leur encadrant via un mail. Concernant les ouvriers, des courriers sont envoyés par la DRH. La CGT s’inscrit en faux sur cette pratique. De plus,  des salariés en situation d’isolement ont essuyé des refus sans aucune argumentation quant à leur souhait de revenir en présentiel alors que les mesures sanitaires le permettaient. La CGT demande que cela soit réglé rapidement.

La CGT continue à se battre pour le maintien de tous les éléments variables qui pourraient être impactées par le chômage partiel, par exemple les RTT déjà proratisées pour certains salariés. « Sur ce sujet la direction ne compte pas jouer la montre mais être dans les règles. L’étude en cours est complexe et liée à tous les  accords d’entreprise, notamment sur les primes dans le secteur industriel. » En revanche pour la prime du service des Sports la question sera réglée elle plus rapidement par contre. « Ce qui est dû sera payé» affirme M. Toulemonde.

Le déconfinement s’accélère à la rédaction. Du 2 au 5 juin, les chefs de service organiseront le retour des équipes dans les sites puisque  l’actualité reprend, notamment avec le second tour des élections municipales. Ceci afin de planifier un retour progressif des journalistes dans l’entreprise pour arriver à 100% à fin juin avec des tournes en présentiel et en télétravail. La charge de travail sera donc mieux répartie. Les rédactions, elles, resteront bien fermées au public jusqu’en septembre.

L’accueil des stagiaires se fera mi-juin et ils seront pris en charge par les cadres de la rédaction, en présentiel.

Toujours 23 éditions jusqu’à la fin de l’été mais avec un nombre de pages plus important sur nos quatre rotatives (deux à Rennes, une à Nantes et une à Angers). Le retour à plus d’éditions est prévu mais, toujours pas daté.

Le service médical, depuis le début de la pandémie, est resté joignable H24 par téléphone. Avec la poursuite du déconfinement, cette ligne téléphonique s’arrête. L’équipe médicale reste cependant à disposition des salariés. La cellule RMA et le service social  n’auraient recensé que 32 appels. La CGT  s’étonne de ce chiffre en soulignant que les salariés ont préféré se tourner vers le service médical plus proche d’eux. La CGT précise que les informations sur le Covid 19 ont été appréciées par les salariés, Ouest France et le service médical ayant mis les moyens.

Le restaurant d’entreprise  ouvrira le 2 juin. Tous les salariés, même ceux des entreprises extérieures, devront respecter les règles sanitaires édictées.

Secteur industriel : à la suite de l’appel au volontariat pour les remplacements des expéditionnaires par des rotativistes, la CGT mentionne qu’une explication de la démarche de la direction serait judicieuse : il faut réduire le taux de chômage partiel en n’ayant pas recours à des CDD. La direction valide la proposition de la CGT.

Points pénibilité : pour les salariés qui ont un mandat syndical et qui travaillent de nuit, les points pénibilité des années 2018 et 2019 ont été supprimés sans que les élus ni les délégués syndicaux aient été consultés voire informés. La CGT n’accepte pas de devoir choisir entre une gestion de fin de carrière via des points pénibilité ou rester au service de tous les salariés. Elle demande à la direction d’annuler cette décision unilatérale. Celle-ci s’engage à trouver une solution tout en respectant la loi. Les délégués ont alerté la direction sur le chômage partiel qui ne doit pas pénaliser les salariés de nuit sur l’année 2020.

Paris-Normandie, le groupe Sipa n’a finalement pas déposé d’offre via Publihebdos. Les conditions ne convenaient pas à la direction. Le temps et les capitaux nécessaires seront utilisés à d’autres fins.

Prenez de soin de vous dans cette période de déconfinement, nous restons à votre écoute.

 Rennes, le 29 mai 2020

 

Comité Social et Economique

Coronavirus, les effets secondaires de la crise sociétale

Allo, Dr Echelard, Dr Fuchs ? Editions à venir : Dites 23 !

Il y aura bien des mesures tirées de la crise sanitaire qui met sous les projecteurs des problématiques antérieures dans tous les secteurs de l’entreprise.
Rien, non rien, ne sera plus comme avant, soyons vigilants.

La priorité reste au télétravail
L’objectif est de remettre TOUS les salariés en activité même partielle à minima de 20% dès la semaine prochaine.

Les réunions physiques sont limitées au strict nécessaire. Le nombre de 10 personnes est maximum et doit être adapté à la taille de la salle utilisée avec pour référence les 4m2.

Il y a environ 140 personnes présentes au moins une journée dans la semaine sur le site de Chantepie, tous secteurs confondus.
A la rédaction (informations au 13 mai) ce nombre est mouvant au jour le jour, entre
11 et 47% de l’effectif des départements et du plateau sont en présentiel.

La direction tiendra compte des prochaines annonces gouvernementales afin d’envisager une reprise progressive de l’activité en présentielle pour les salariés dans les prochaines
semaines/mois.

Le doublement des postes SR Web est seulement conjoncturel et était le fruit de circonstances exceptionnelles. Il a été mis en place pendant la courte période entre l’édition départementale et la mise place du chômage partiel.

Quel a été le rôle et les actions du Service de santé au travail le premier jour du déconfinement ?
Approvisionner en consommables les différents sites du groupe et de l’entreprise ainsi que l’appel à des “référents” chargés de la distribution et de la gestion de stock de ces consommables. Veiller à la bonne organisation et à l’application des mesures sanitaires de
déconfinement mises en place au niveau de l’entreprise. Les ajustements nécessaires ont été
apportés à l’aide des personnes mobilisées sur ce dossier et pourront être revus si nécessaire.

Salariés reconnus vulnérables ou vivant avec une personne vulnérable qui souhaiteraient rester en télétravail ont été invités à se rapprocher de leur médecin afin qu’ils puissent obtenir un certificat d’isolement à transmettre ensuite à leur RRH. La hiérarchie étudie ensuite les possibilités de télétravail ou à défaut envisage une mesure de chômage partiel total puisqu’aucun retour en présentiel est envisageable. Il n’en demeure pas moins que des
gestes barrières supplémentaires à domicile peuvent être mis en place afin de permettre au salarié vivant avec une personne vulnérable de retourner au travail.

Cas détecté dans un service. Si une personne est détectée porteuse du virus dans un service, avec les tests PCR, l’isolement sera de l’ordre d’une huitaine et non plus quatorzaine. L’isolement des équipes impliquera donc une organisation à revoir. Aucun process ne parait avoir été prévu.

Questionnaire direction. Pour la CGT, il y a des questions trop fermées qui ne permettent pas d’être au plus proche des salariés. La CGT demande que le prochain questionnaire spécifique télétravail hors crise sanitaire évoqué par la direction soit élaboré de manière
paritaire.

Prenez soin de vous dans cette reprise, évitez l’isolement, restez connecté même à distance, avec vos collègues et vos délégués qui sont toujours à votre écoute.

Rennes, le 14 mai 2020

CSE du 7 mai

Coronavirus, « priorité à la santé » avec un retour sur les sites à minima

Priorité au maintien du télétravail, continuité du chômage partiel et maintien de la rémunération nette habituelle pour la période du 11 mai au 1er juin.

« En cette période, chacun a été utile quel que soit sa situation, et d’une utilité collective au plan sanitaire. Nous appartenons à une communauté qui doit être solidaire jusqu’au bout » (Louis Echelard).

La CGT a fait une déclaration sur le maintien à 100% de la rémunération pour les salariés en chômage partiel. Le salaire global annuel comporte des éléments variables. Nous revendiquons donc le maintien de ces éléments de salaires. La direction a accueilli notre déclaration avec la plus grande bienveillance et après avoir fait certaines vérifications  elle fera  « le maximum pour ne pas léser les salariés. »

La CGT a donc donné un avis favorable lors du vote sur ce point.

Le taux global de chômage partiel reste indicatif et maximal, il peut donc évoluer à la hausse ou à la baisse jusqu’à fin juin, les pigistes en font désormais partie.

La CGT alerte sur le fait que chaque salarié est incapable de savoir quel est son taux réel de travail effectué. Chaque salarié a reçu une notification de son taux prévisionnel d’activité partielle répond la direction. Néanmoins nous appuyons sur l’écart entre la notification du taux de travail et le travail réellement effectué. Nous évoquons aussi l’accord concernant les salariés à Temps Partiel qui se doit d’être respecté.

La CGT a également voté favorablement sur la modification du dispositif d’activité partielle, et sur les modalités de déconfinement et d’accompagnement social des salariés à partir du 11 mai.

Les questions du jour :

Retour au travail : au maximum 50 % des salariés seront à leur poste de travail, la direction préconise la journée continue. « Toutes les mesures sanitaires seront respectées » nous assure la direction. Certains postes seront donc condamnés tout en impliquant que le matériel informatique soit partagé et non plus personnel. Louis Echelard a précisé : « se retrouver en télétravail chez soi n’est pas évident, une situation pas facile à supporter durablement. »

Protection : 4 m2 par salarié dans les locaux, 3 masques par jour et par salarié travaillant sur site seront attribués ; des solutions hydro alcooliques seront à disposition ; respect des gestes barrières ; nettoyage des locaux 2 fois par jour dans les sites où un grand nombre de salariés travaillent ; nettoyage par le salarié de la voiture mutualisée.

Pour le respect des 4m2 par personne, nous nous interrogeons sur son application dans le secteur des rotatives. Des études sur les superficies des locaux sont en cours, selon Jérôme Gabreau. Qui précise en outre que « les 4m2 ne sont pas une obligation absolue, mais de moyens. Si ce n’est pas possible à appliquer alors c’est le port du masque. »

Arrêt pour garde d’enfant : à partir du 1er juin, le dispositif dérogatoire s’arrête. L’activité passera en chômage partiel avec un certificat de l’école qui ne serait pas en mesure d’accueillir les enfants.

 Arrêt personne vulnérable : le dispositif reste la déclaration sur l’honneur

Restaurant d’entreprise : Il rouvrirait progressivement le 18 mai, avec un maximum d’une centaine de repas par jour et de plages horaires définies pour toutes les entreprises adhérentes.

Au siège la salle panoramique sera transformée en salle de restauration pouvant accueillir un maximum de 35 personnes avec une circulation spécifique et sera ouverte de 12h à 14h. Une seule personne par ascenseur.

Additi. L’immense majorité des salariés restera en télétravail, une petite poignée seulement arrivera sur le site.

Rotatives NOHAB. A ce jour, elles ne redémarreront pas avant le 31 août 2020.

Cotisations retraites. La direction précise que l’impact serait minime pour la plupart des salariés en CDI. Il suffit d’avoir travaillé 600 heures au smic dans l’année pour acquérir quatre trimestres, soit un salaire de 6090 euros pour l’année 2020. Par ailleurs la retraite complémentaire attribue des points à partir de 60 heures de chômage partiel par mois. Un salarié percevant moins de 6090 euros brut annuel (2020) serait pénalisé à hauteur de 1 à 3 euros par mois sur sa retraite. Question sur l’annonce de Mme Pénicaud le 5 mai : décret pour le chômage partiel donne des points retraite. La meilleure solution serait que l’année 2020 soit jugée inactive dans la prise en compte des 25 dernières années.

Offre d’abonnement : pour le numérique, la direction proposera aux abonnés qui lisent le journal numérique, l’offre pack numérique. Et à ceux qui lisent les articles payants, le pack plus. L’objectif, d’ici fin juin, est de 15 %, soit un peu moins de 10 000 abonnements.

Pour le journal papier, une offre d’abonnement est en cours à 50 € pour 3 mois et une offre parrainage. L’objectif de 150 clients est largement dépassé puisque 400 clients ont adhéré.

La CGT rappelle que le journal papier reste la première source de revenu.

Prochain CSE extraordinaire le 14 mai. La CGT se battra pour le maintien des salaires à 100 % pour tous.Prenez soin de vous et, même en déconfinement, évitez l’isolement, restez connecté même à distance, avec vos collègues, parents, proches, amis et vos délégués qui sont toujours à votre écoute.

Vos représentants CGT

 Déclaration CGT lors du CSE du 7 mai 2020

Monsieur le Président du CSE

A la lecture de vos courriers envoyés à tous les salariés, et notamment au dernier en date du 27 avril 2020, la CGT ne peut que souscrire à vos écrits.

En effet, tous les salariés, qu’ils soient en télétravail ou physiquement présents ont œuvré, souvent en mettant leur santé en péril, pour que le journal puisse être à l’heure dans les boîtes aux lettres de nos lecteurs.

Avant la réunion extraordinaire du CSE du 19 mars 2020, la CGT vous a officiellement annoncé qu’elle ne revendiquerait pas en Négociation obligatoire en entreprise (NOE), d’augmentation salariale pour l’année 2020, sous couvert que les salaires ne soient pas impactés par le chômage partiel.

Pour notre organisation syndicale, la rémunération annuelle de chacun comprend, outre le salaire mensuel, tous les éléments variables que peuvent être : les primes, les jours de contrainte week-end, les jours d’accords sectoriels, les RTT ainsi que le 62 % du 14e mois, le 13e étant conventionnel.

Les femmes et les hommes à Ouest France, comme ailleurs, ne sont pas responsables de cette crise sanitaire. C’est pourquoi la CGT vous demande de prendre en compte ses remarques afin que les salariés n’aient pas, a posteriori, la mauvaise surprise de voir leur salaire global annuel, leurs différents compteurs de jours de repos et autres, amputés à l’issue de cette période de confinement.

 

ACTUALITES

La CGT a obtenu le maintien de la rémunération à 100% pour tous les salariés
Chômage partiel prolongé  Rien ne change jusqu’au 10 mai… sauf si…

Dans le groupe Sipa Ouest-France, tous les élu(e)s CGT du Courrier de L’Ouest, de Publihebdos et Ouest-France, ont obtenu après revendication, le maintien des salaires à 100% quel que soit le taux de chômage partiel jusqu’au 10 mai. C’est pourquoi la CGT a donné un avis favorable quant à l’extension administrative du chômage partiel jusqu’au 30 juin.

A Ouest-France, les secteurs impactés par le chômage partiel restent les mêmes. Toutefois, la direction se réserve la possibilité de revoir sa copie, en fonction de l’évolution de la crise sanitaire, c’est-à-dire d’augmenter pour un même poste le taux d’activité et/ou d’inactivité et voire de l’étendre à d’autres catégories. Si le confinement devait perdurer, nous serons bien évidemment appelés à nous revoir avec la direction.

Incidence du chômage partiel sur les retraites. Selon Jérôme Gabreau, DRH, « elle devrait être minimale, compte tenu du lissage sur 25 ans, l’impact sur le montant de la pension sera insignifiant ». La CGT se félicite que la direction la rejoigne sur le combat contre la réforme des retraites.

CDD. La CGT a posé la question sur le devenir des contrats à durée déterminée pour les deux mois d’été. La direction maintient son plan de recrutement. Notre interrogation est bien pour la rentrée de septembre : « Nous devrons être attentifs à avoir le minimum de CDD et chaque recrutement devra être justifié » a répondu Jérôme Gabreau, DRH.

Masques de protection. Les salariés seraient tenus d’en porter au moment du déconfinement. L’entreprise en a d’ores et déjà commandée 100 000 exemplaires. Elle espère les avoir à disposition pour le 10 mai, compte tenu des aléas d’acheminement. La CGT réitère ses propos : on ne peut pas mettre en balance le coût des masques et la santé des salariés.

Titres restaurant. Pour un salarié en chômage total, ils sont suspendus. En activité réduite, le salarié en bénéficie si son activité englobe la pause déjeuner. Ils sont maintenus pour les salariés en télétravail.

Prime de transport. Le salaire étant maintenu, la prime de transport n’est pas touchée.

Trésorerie du journal. M. Echelard l’a rappelé, « la trésorerie n’est pas altérée jusqu’au 30 juin grâce au report de nos échéances ».

Prime d’intéressement, la CGT interpelle la direction sur le fait que le retour par courrier puisse ne pas être dans les temps et si d’autres solutions peuvent être envisagées. La date de réponse va être prolongée, les salariés seront prévenus.

Encore une fois, prenez soin de vous et même en confinement évitez l’isolement, restez connecté même à distance, avec vos collègues, parents, proches, amis et vos délégués qui sont toujours à votre écoute.
Vos élu-e-s CGT
Rennes, le 16 avril 2020

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