Réponse de la CGT !

Manipulation et mensonges

Les délégués CGT d’Ouest-France dénoncent vigoureusement la teneur du communiqué de la direction du jeudi 19 octobre, intitulé «Ouest- France encore abîmé ». Est-ce là le sens du « dialogue social entretenu depuis des années à Ouest-France » comme le formule la direction ?

Manipulation qui tend à discréditer l’action de la CGT envers l’ensemble des salariés du journal.

Rappelons-nous que depuis juillet 2012, les salariés n’ont rien obtenu, excepté la prime de 230 euros accordée l’an passé grâce à l’action de notre syndicat.

Manipulation et mensonges de la direction qui nous accuse de faire du chantage en provoquant un mouvement de grève en exigeant l’obtention d’une prime. Revendication que nous n’avons jamais exigée. En revanche, la CGT revendique une revalorisation de la valeur du point de toutes les catégories (cadres, employés, journalistes et ouvriers).

Manipulation car elle nous accuse de sabordage.

Manipulation lorsque cette même direction brandit devant tous les salariés du journal le manque à gagner généré par ce mouvement, et qui selon elle fragilise un peu plus le journal. Par contre elle n’évoque jamais les 8,5 millions d’euros versés à l’actionnaire principal au cours des trois dernières années. Elle semble nier l’économie réalisée sur les frais de personnel en 2015 soit 1 million d’euros et en 2016 ,  0,9 million d’euros

Les élus CGT demanderont à rencontrer la direction la semaine prochaine pour réaffirmer notre revendication salariale pour l’ensemble des salariés.

Négociation des salaires

Les salariés du service industriel se réunissent ce soir, mercredi 18 octobre, pour décider ou non d’un débrayage qui pourrait affecter le tirage du journal, en fonction de la réunion paritaire sur les salaires qui se tient à Paris ce jour, avec les patrons de presse.

Il ne s’agit en aucun cas d’une revendication catégorielle. Elle concerne tous les salariés de l’entreprise car elle a pour objet la revalorisation salariale des employés, ouvriers, journalistes et cadres à tous les niveaux.
Cela fait 6 ans qu’aucune augmentation de salaire n’a pas été accordée aux salariés du journal. 6 ans que la CGT remet la question sur la table du SPQR (Syndicat patronal de la Presse quotidienne régionale). 6 ans que la CGT porte la question lors de la Négociation annuelle obligatoire à Ouest-France.
Résultat : Rien. Pas le moindre centime, alors qu’auparavant cette augmentation compensait la perte du pouvoir d’achat des salariés
Seule exception : la prime de 230 € que tous les salariés de l’entreprise ont obtenu, en 2016, à la suite de l’action de la CGT.
Pendant ces années de « vaches maigres », l’entreprise a pourtant engrangé des résultats qui ont permis de remonter, à l’actionnaire principal, 8,5 millions d’euros au cours des trois dernières années.

Ce refus des patrons, Ouest-France compris, s’inscrit dans une vaste offensive d’économies effectuées sur le dos des salariés.

A chaque fois qu’un mouvement revendicatif est lancé par la CGT, la direction tente de nous culpabiliser en nous faisant porter la responsabilité d’affaiblir un peu plus le journal et les efforts de chacun d’entre nous. Et en stigmatisant systématiquement l’action d’une seule catégorie de personnel.

Nous le contestons fermement en affirmant que ce sont les positions, sans appel, de la direction qui érodent un peu plus chaque jour les efforts des salariés, en ne leur permettant pas un juste retour sur leur investissement au sein du journal.

A chaque fois que les salariés d’Ouest-France ont obtenu des avancées dans l’entreprise, c’est grâce, notamment, à l’engagement et l’action des salariés du service industriel.

Nous portons donc cette question à votre réflexion. Nous considérons que l’engagement de chacun doit faire partie d’une réflexion collective face aux arguments des patrons de Presse concernant l’avenir de leurs titres.

Nous vous invitons donc à vous exprimer largement auprès de la CGT.

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