CSE du 20 janvier 📁

Nous vous souhaitons nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année

« Nous espérons retrouver un fonctionnement serein et digne de cette instance par le retour du dialogue social », a déclaré Louis Échelard. Vos élus CGT n’attendent que ça.

 

Situation Covid et télétravail sanitaire

Prolongation du protocole des trois jours obligatoires de télétravail en cours pour deux semaines à venir jusqu’au 2 février inclus. Le prêt de matériel pour les CDD, tels que des écrans supplémentaires, est accordé. L’entreprise pourra recourir au chômage partiel pour des cas bien spécifiques, exemple de parents d’enfant cas contact. Pour les situations d’enfants positifs au Covid, cela passe par un arrêt de travail.

La dernière communication de la direction, datée du 21 janvier 2022, fait mention des RRH en qualité de référent Covid. Cela relève pourtant du périmètre du service de santé au travail, comme stipulé dans la communication du 10 janvier. Il serait judicieux de rendre à César ce qui appartient à César, afin que chacun puisse se consacrer à sa tâche.

Nous avons souhaité la bienvenue au docteur Gouyet, qui nous a précisé avoir pour objectif de préserver, de toute altération, la santé des salariés de l’entreprise. Dans ce cadre, les visites médicales urgentes sont en cours.

 

La nouvelle convention collective pour les cadres, ouvriers et employés de la PQR

Elle sera diffusée à l’ensemble des salariés sur l’intranet de l’entreprise. À noter, entre autres, une baisse de la part de cotisation salariale pour la mutuelle, qui passe de 47 à 40 % (60 % pour la part patronale). Concernant les temps partiels, les heures complémentaires seront majorées de 15 %. Pour mémoire, la convention collective nationale des journalistes n’est pour le moment pas renégociée.

 

L’activité de l’entreprise

Une année 2021 encourageante, portée par le développement de l’abonnement numérique et par le Dof. L’appli tient ses promesses, le niveau d’audience met Ouest-France en deuxième position des sites d’informations et troisième pour la publicité par le nombre de pages vues. Concernant la publicité, qui, à fin décembre, est à moins 4 % comparé à l’objectif annuel, l’ambition très forte sur le web n’est donc pas atteinte, l’extra-locale, elle, est en hausse et a pu compenser la baisse globale.
Les sites d’annonces légales, à plus 13 %, sont mieux positionnés à ce jour. Le consentement des cookies représente un handicap. Malgré sa stabilisation, nos lecteurs et internautes doivent y être sensibilisés.

La CGT avait alerté sur ce risque, pourtant, rien ne se passe… Qui dit cookies dit publicité, or, nous avons besoin de ces recettes dans notre modèle économique. Pour Louis Échelard, le coût du journal ne doit pas être supporté uniquement par l’abonnement, mais cela demande des dispositifs techniques. La CNIL doit aller jusqu’au bout. Certes, mais le journal doit communiquer.

 

Et comment cela se passe-t-il au niveau de la concurrence ?

Justement, si les Gafam préparent la disparition des cookies et s’organisent pour être l’intermédiaire incontournable des éditeurs, par l’installation de leur application, un regroupement unanime côté éditeurs rencontre des opposants, or « seule l’union fait la force ». « Pourquoi ne pas avoir recours à la Sacem qui fonctionne très bien et propose divers compartiments autres que la musique, propose Louis Échelard. « L’avantage c’est qu’elle gère déjà les droits dans de nombreux pays, mais rien n’est encore mûr à ce niveau ».
Quant à la réforme des aides de l’État en faveur de la diffusion, qui s’amenuisent, la direction réoriente le sujet : « Nous poussons l’idée que les aides à la presse aillent plus au citoyen qu’aux entreprises de presse, ce serait beaucoup plus fructueux pour développer et favoriser l’accès à l’information aux citoyens » et, que le portage soit considéré « comme une aide à la personne », par exemple. C’est important d’améliorer les conditions de rémunérations des porteurs, mais à condition qu’elles soient financées par l’État. Aujourd’hui il nous en manque encore 400, pas de quoi s’étonner au prix où ils sont payés, pour peu d’heures de travail possible.

La flambée du prix du papier, alors que la majorité des titres ont augmenté leur prix, Ouest-France souhaite conserver son positionnement de média populaire et tente de la repousser le plus possible. Et ce, par la recherche de développements techniques, de projets et test constants, pour trouver d’autres recettes, plus d’abonnements, voilà notre modèle économique. Ouest-France mène une stratégie à part, ce qui en fait sa force. Son référencement progresse, tout en restant propriétaire de ses données clients. Le fond est vertueux, mais, sur la forme, force est de constater un manque de moyens humains criant. Un fait que nous ne pouvons que continuer à dénoncer. Les salariés aspirent à une qualité de vie au travail meilleure que celle d’un hamster dans sa roue. Redonner le temps de participation et de sens à chaque projet, regonflerait l’engagement de chacun et arrêterait une inévitable érosion de nos bonnes volontés.

 

Présentation par la rédaction en chef du programme éditorial pour les élections de 2022

La priorité : donner la parole à nos lecteurs, matière à partir de laquelle la rédaction souhaite se nourrir, pour animer le débat avec les candidats. L’accès est gratuit, pour aider les citoyens à prendre part à la réflexion et être à même d’aller voter. Une newsletter est lancée, ainsi que de multiples formats, pour toucher plus particulièrement les jeunes. Exemple le « lab présidentielle », qui s’appuie sur un panel issu du journal 20 minutes, de 33 000 jeunes qui sont consultés régulièrement. Les Quiz sont réalisés par les journalistes du Desk. Aux urnes citoyennes, citoyens.

 

Une page journaliste pour satisfaire l’ogre Google mais sur la base du volontariat

Désormais, pour qu’un article de presse soit bien référencé, les algorithmes de Google vont pointer deux choses, explique Fabrice Bazard, directeur du numérique et de l’informatique : « Google va s’assurer de la qualité du média et chercher à identifier les journalistes ». C’est là la principale raison qui explique la création de la page journaliste, car outre la signature, préalable indispensable à un bon référencement, cette page donnera du poids à l’authentification de la signature et une reconnaissance de fiabilité du média Ouest-France. N’arriveront sur cette page que les articles signés, qui seront automatiquement chalutés. Le journaliste conserve la main sur sa page et pourra choisir d’enlever tel ou tel article. « On a refusé qu’il y ait le lien entre la page du journaliste et ses comptes sur les réseaux sociaux », appuie Édouard Reis Carona, rédacteur en chef délégué en charge du numérique et des innovations, expliquant vouloir ainsi protéger les journalistes de la potentielle violence des réseaux sociaux. Les élus veilleront à ce que cela soit bien un acte volontaire et invitent les journalistes qui subiraient des pressions pour créer une page, à nous le remonter. Une trentaine de volontaires (deux par département) ont déjà accepté de tester cette nouvelle proposition. L’ADN du journal relève bien du collectif. Le volontariat ne doit pas empêcher d’associer tous les acteurs, photographes, infographes, SR… « Avançons sans tourner le dos à ce ne que nous sommes, ni aux valeurs qui nous animent. Il faut trouver un chemin de référence dans un univers opaque », a appuyé Louis Échelard.

 

Le test de newsletter locale hebdomadaire

L’objectif de cette newsletter (NL) locale et hebdomadaire, gratuite, est de gagner des abonnements supplémentaires payants, via le pack famille qui englobe le journal papier, tout en mesurant les risques : celui de ne pas perdre ces derniers. Elle propose une sélection « pratique et unique de l’actualité de Vitré à lire en 15 min » (différente de la newsletter Ma locale, qui est, elle,
quotidienne). Un journaliste avec un poste à 0,8 s’empare de ce projet pendant six mois. Il a pour mission de créer un contenu à forte valeur ajoutée. À Pontivy, seulement 0,2 équivalent temps complet supplémentaire (alloué en septembre) se consacre à sa NL (envoyée le samedi). Cette dernière revient uniquement sur des contenus produits dans la semaine.

 

L’algorithme de monétisation : une aide qui décharge le journaliste du choix gratuit/payant

Voilà une idée qui parait très bonne, sur le papier, car elle ferait gagner du temps au journaliste en lui épargnant le choix de décider si un article doit être gratuit ou payant, sur le site web. Un choix souvent fait au doigt mouillé. Pour se faire, un algorithme a été développé par une start-up française, qui prend pour référence l’historique des articles qui ont déclenché de l’abonnement. Le journaliste conserve la main et peut changer ce choix s’il le souhaite. Deux tests ont été menés : en Vendée, l’audience est restée stable et le nombre d’abonnements a légèrement augmenté. « Dans le Morbihan, il y a eu + 98 % d’abonnements, mais dans un département où on monétisait le moins », rapporte Sébastien Grosmaitre. Cet algorithme serait donc modulable selon les départements.

 

Pour choisir ses formations, ça passe désormais par le manageur… et sans catalogue

Fini le catalogue de formation proposé et envoyé aux salariés, maintenant, il faudra attendre l’entretien professionnel annuel avec son manageur, pour échanger, entre autres, sur les besoins en formation. Les manageurs remonteront les besoins à la hiérarchie et les salariés seront ensuite positionnés sur les formations disponibles. Mais comment, lors de son entretien, le salarié peut-il
être en mesure de demander une formation, s’il n’en connait pas l’éventail ? Aucune réponse n’a été apportée à cette question… L’entreprise accompagne les salariés au coup par coup selon ses besoins, mais ne se préoccupe pas vraiment de l’employabilité de ses salariés. Les salariés ne peuvent pas être acteur de leur évolution professionnelle, n’ayant pas suffisamment accès aux formations, ni à leur contenu, ont déploré les élus. Vos élus CGT demandent que le catalogue des formations disponibles soit connu du salarié avant l’entretien. Ce n’est que du bon sens et un gain de temps non négligeable.

 

Ce que l’on sait pour les formations 2022, c’est que son budget a été amputé de 40 millions d’euros ! Et davantage de formations seront réalisées en interne. Comme nous le constatons depuis un bon moment. Les formations en lien avec le développement personnel ont pris, elles, de l’ampleur.
Disons plutôt qu’elles reviennent, après avoir disparu des radars depuis de nombreuses années. Nous avions même suggéré leur retour il y a quelques mois, au vu du mal-être dans plusieurs services. Une nouvelle formation en anglais, axée sur le vocabulaire technique, est proposée à l’industrie, à trente salariés. En effet, quand il y a une panne, les interlocuteurs de la hotline parlent anglais et les rapports d’incidents sont également en anglais. Concernant la rédaction, un perfectionnement Eidos/prime, qui concernent près de 80 salariés et notamment les SR, est également sur les rails.

 

Entretiens professionnels : désormais annuels

L’entretien professionnel sera désormais annuel, pour donner du sens aux qualifications, changements de poste, mutations. Les salariés qui n’ont pas eu leur bilan à six ans, auront un abondement de 3000 € sur leur Compte personnel de formation. C’est la loi qui fixe le montant de cette obligation.

Risques Psychosociaux

Suite au rapport Pennec et afin de diminuer le taux important de personnes soumises à un risque psychosocial, trois groupes de travail dont trois sous-groupes aux secteurs industriels (cinq groupes au total), vont se réunir au moins jusqu’au printemps, et dès qu’il le sera possible, ils mettront en œuvre le résultat de leurs travaux. Ces groupes sont composés de deux salariés du service santé au travail, du RRH de chaque secteur, de la responsable qualité de vie au travail, du responsable sécurité, de deux cadres de proximité de secteur ainsi que de notre juriste de droit social et du cabinet Pennec. Les premières actions seront présentées au CSE de février. Un peu rapide selon nous, mais nous y seront particulièrement attentifs. D’autre part nous insistons sur le fait que les plans et programmes d’action relèvent de la direction. Les élus ne doivent pas endosser cette responsabilité, qui ne relève pas de leurs prérogatives. Ils doivent être consultés tout en restant dans leur rôle afin d’apporter uniquement des éclairages, des conseils et des recommandations.

 

Cyber sécurité

Les sollicitations de réponses aux questionnaires, reçues régulièrement dans les boîtes mail des salariés, n’ont jamais été présentées comme une formation et encore moins comme obligatoires ; Le DRH indique que c’est un « programme de sensibilisation au risque cyber ». « Ce n’est pas une formation et non ce n’est pas obligatoire ! » Est-ce bien sérieux ? À quoi bon ce martelage pour passer ses sessions, si cela n’est pas si important. Et si aucun temps professionnel n’y est consacré ?
Le sujet de la cybersécurité reste capital pour toute l’entreprise. Alors prenons-nous ce sujet réellement au sérieux ? L’incohérence des réponses, entre commission formation par exemple et direction des ressources humaines nous fait douter.
Le TV Mag, les solutions afin de remplacer l’impression par le Figaro sont toujours à l’étude.

 

La nouvelle Burhs

Elle va plus vite mais ne remplace pas deux machines ce qui repousse l’heure de fin de livraison et met en danger l’heure d’arrivée dans la boîte aux lettres, surtout le jour d’encartage du TV Mag. La direction précise qu’il est question de temps d’adaptation et de mises au point qui sont encore en cours de réglage avec des modifications régulières pour le TV Mag, particulièrement. Vos élus
précisent que ces magazines arrivent dans un état dégradé, sur des palettes mal protégées des intempéries ou froissés. Or la machine ne tolère aucun défaut. Les ouvriers s’arrachent les cheveux tous les soirs tard voire trop tard. A quoi bon si les abonnés postés au nombre de 34000 peuvent attendre de recevoir leur journal avec plusieurs jours de décalage. Pas de toute fraîcheur l’info !!! Des tournées de poids lourds ont été dédoublé. Côté RSE, c’est plus que mauvais, nous allons carrément à reculons ! 15 à 20 000 exemplaires non livrés dans les temps. Alors qu’en sera-t-il lorsque le site d’Angers sera fermé et que toute la production ne reposera plus que sur deux sites. Sommes-nous prêts à sacrifier les abonnés postés ?

 

Salariés CDD

La vraie problématique des frais de déplacements résulte, selon la direction, des conditions imposées par l’Urssaf. Il faut être à plus de 100 km de son domicile ou 1 h 20 de trajet. Voilà l’incohérence qui ne peut être détournée si on habite à 98,5 km de son lieu de travail ou à 1h15. L’aide au logement de 210 € concerne les CDD de plus d’un mois. Pourquoi ces aides ne se déclenchent-elles pas de manière automatique ? Nous recommandons à nouveau aux salariés qui ne toucheraient pas ces aides, de se faire connaître afin de remonter leur cas. Pour les CDD d’un mois ou de moins d’un mois, les frais d’hébergement sont pris en charge par l’entreprise.

Nous avions alerté sur les affectations qui ne tiennent pas compte du risque routier. La direction refuse de faire un état des lieux et joue sur la pénurie de CDD. Lorsqu’il n’y a rien à cacher, la transparence est de mise, ce qui n’est pas le cas ici. N’hésitez pas à revenir vers nous.

 

Fuites à la rédaction de Saint-Brieuc

Les travaux d’étanchéité et de menuiseries sont budgétisés pour 2022. Les élus suivront le dossier afin de vérifier si les conditions de travail y redeviennent enfin saines.

 

Kélio

Une présentation sera faite au CSE de juillet, pour une mise en application à la rentrée de septembre 2022 dans le secteur de la rédaction. Vos élus CGT sont dubitatifs. Les développements techniques nécessaires sont-ils tous maitrisés et seront-ils à la hauteur des attentes et besoins ? Des réunions seront prévues dans le cadre de l’accord prépresse et plus précisément sur le temps de travail effectif des journalistes, qui n’est pas pris en compte dans Poga.

 

Point info

Un poste de chargée de communication au secteur RH est à pouvoir.

 

Prenez soin de vous,
Vos élus(es) Ouestmédias-com CGT
Mail : ouestmedias-com-cgt@ouest-france.fr
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