52 éme congrès confédéral

Ils sont venus, ils sont tous là, dès qu’ils ont entendu ce cri, elle a perdue de sa superbe la Mama. Ils sont venus,
ils sont tous là, même ceux du sud, de Palestine, de Turquie, du Bangladesh et bien plus encore. Il y a Giorgio le fils maudit qui est venu les yeux chargés de chagrin, de remords, de colère et tous ceux que l’on ne veut plus croiser, jamais, alors on s’évite. A chaque fois c’est la même histoire, les rancunes historiques ne peuvent se résoudre ni s’effacer.
De la force ou de la faiblesse de s’invectiver entres fratries ? De faux débats pour attiser les brasiers, comment mieux se tirer une balle dans le pied ?
Des plus anciens au désespoir aux plus jeunes qui tentent de lui redonner du souffle, autour de la tribune ou du fond de la salle. On la réchauffe d’applaudissements, on la siffle aussi. Bien sûr on lui tend les bras en chantant la marseillaise et l’internationale le poing levé pour nous réchauffer le cœur au son des bonnes veilles valeurs pour surmonter la douleur.
Avancer, continuer la lutte malgré un champ de mines posées par les siens, sur les chemins de la méfiance, alors il se tient à distance, celui qui nous a rassemblé aujourd’hui. Il en appelle à nos repères, valeurs et orientations à tenir, sans être dupe des dérives, des coups de couteau dans le dos, des peaux de bananes à venir. Ironie de la fraternité. Qu’importe, il faut maintenir le cap pour que chacun défende et combatte encore pour cette vieille dame plus que séculaire, qui a obtenu les congés payés, la création de la sécurité sociale et de multiples droits des salariés. Alors respect à cette CGT.
D’autant qu’il est toujours d’actualité de se dresser contre un patronat hostile et destructeur de nos vies de labeur insuffisamment récompensées.
Alors, vive la hausse du smic à 1800 € avec les cotisations sociales, vive les 32h, vive l’égalité professionnelle, vive un socle de droits interprofessionnels, non à la retraite par point mais retour à un départ à 60 ans voire avant pour les métiers à pénibilité. Vive la lutte efficace via la syndicalisation pour un rapport de force décuplé afin de faire respecter les libertés fondamentales et exiger de nouveaux droits nationaux et internationaux dans un cadre unitaire pour rassembler les travailleurs dans le monde.
Parce qu’il y a tant d’amour, de souvenirs, autour de toi , toi la CGT, y a tant de larmes et de sourires à travers toi, toi la CGT. Et tous ont eu si chaud, sur les pavés de la révolte, jusqu’à la victoire de grands soleils. Qu’ils boivent frais le vin nouveau, le bon vin de la treille, tandis que s’entassent pêle-mêle banderoles et drapeaux rouges. C’est drôle on ne sent pas triste y a même un Sanseverino, oncle guitariste qui joue pour elle.
Y a tant d’amour, de souvenirs autour de toi, toi la CGT que jamais, jamais tu nous quitteras.