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Projet NOR

Assemblée générale du 17 septembre

La lutte continue

Les salariés étaient en assemblée générale ce jour pendant que se déroulait une réunion de négociation pendant laquelle JC Kling a annoncé que ce projet est maintenu.

 

 

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Appel à la grève

Aujourd’hui se déroulait une réunion commune CE-CHSCT traitant du projet de réorganisation de la rédaction. En cliquant sur ce lien, découvrez le tract intersyndical.

Mutualisation

L’engagement de FR Hutin bafoué

Il n’aura fallu que neuf mois, après le décès de FR Hutin, pour que la direction mette en application un plan pour lequel l’ex-PDG, attaché au pluralisme, était farouchement opposé : celui de la mutualisation rédactionnelle entre les journaux de Loire et Ouest-France.
Un article est paru le 31 août 2018, dans la presse spécialisée numérique payante (La Lettre A, le quotidien de l’influence et des pouvoirs), sous le titre : Ouest-France coupe dans ses effectifs dans les Pays de la Loire.
Selon La Lettre A, concernant la Sarthe et le Maine-et-Loire, « Tout en maintenant les éditions existantes, le projet de Louis Echelard, président du directoire de la holding Sipa/Ouest-France, et du numéro deux du groupe Ouest-France, Matthieu Fuchs, consiste à ne conserver qu’une dizaine de journalistes en poste dans la Sarthe et le Maine-et-Loire, sur une trentaine au total. »
Pour la Loire-Atlantique, « Les suppressions d’effectifs, où les éditions du quotidien Ouest-France sont leader, sont en cours de chiffrage. »
Le quotidien précise que « Dans les faits, les éditions de Ouest-France des Pays de Loire seront en partie abondées grâce à du contenu issu du Maine libre, du Courrier de l’Ouest et de Presse océan. »
Jeudi 13 septembre est prévue toute une série de réunions avec les instances représentatives des personnels et dans les différents titres du groupe. Á l’ordre du jour, figure un point : « projet d’évolution de l’organisation de la rédaction et ses conséquences sociales ». Hasard du calendrier, est prévue, en même temps, une réunion de la direction avec les salariés dans le Maine-et-Loire.
Cette fuite d’informations, volontaire ou involontaire, sur le devenir de l’entreprise nous a particulièrement heurtés. D’autant plus qu’en juin, lors de différentes réunions, les élus avaient demandé à la direction à quoi correspondait la baisse des effectifs à la rédaction (moins 76 équivalents temps plein inscrits dans le document d’orientation de la direction). La direction était restée muette… Alors qu’elle était déjà en pleine élaboration de ce chantier puisqu’un embryon de mutualisation avait été testé, à cette même période, pendant l’édition des 24 heures du Mans dans la Sarthe, entre Ouest-France et Le Maine libre. Sur ce point, des questions avaient été posées par les élus sur l’organisation détaillée de ce test. Là aussi, sans réponse…
Tous les ans, au premier semestre, l’entreprise a l’obligation de présenter ses orientations stratégiques à trois ans (2018-2020). Or, les élus CGT déplorent qu’aucun indice ne figure dans ces documents permettant de soupçonner une restructuration d’une telle ampleur à la rédaction.
Concernant la conséquence concrète de ce plan de rationalisation envisagé, toujours selon La Lettre A, « trois agences, Cholet, Sablé-sur-Sarthe et La Flèche, seront fermées à terme. Leurs rédactions se verront proposer des reclassements au sein du groupe Sipa/Ouest-France, où environ 70 postes de journalistes sont vacants. »
La Lettre A rappelle que des mutualisations avaient déjà eu lieu entre Ouest France et Les Journaux de Loire, notamment au plan publicitaire. Précisant que La grande régie commune Additi « commercialise sans distinction les quotidiens depuis plusieurs années. En revanche, aucune synergie rédactionnelle n’avait été lancée depuis l’acquisition des Journaux de Loire il y a 13 ans ».
Autre point qui nous a particulièrement choqués, car elle fait fi de l’éthique tant défendue par notre ancien PDG. Voire, la méprise. En effet, La Lettre A dévoile que « Selon plusieurs sources internes concordantes, le décès en décembre 2017 de l’ancien patriarche de Sipa/Ouest-France, François-Régis Hutin, opposé aux mutualisations départementales, a accéléré un projet qui était dans les tuyaux depuis de longue date. »
Ce projet qui, selon La Lettre A, « s’inscrit dans un plan stratégique plus vaste », a commencé à être présenté au personnel, au premier semestre 2018 sous l’appellation « Inventons demain ».
Prenant appui sur une nécessaire remise en question de nos fonctionnements, et de nouvelles évolutions de nos contenus, ce dialogue « ouvert » s’est bien gardé de dessiner les contours de restructurations plus inquiétantes. Au contraire, il a été présenté par la direction comme étant une étape importante pour recueillir les idées des salariés dans la construction d’un avenir partagé… « Mieux se connaître pour mieux travailler ensemble »…
La direction se chargera certainement de nous faire porter le chapeau d’une communication qu’elle considérera comme anxiogène pour les salariés. Nous vous laisserons évaluer cette éventuelle position compte tenu des éléments cités ci-dessus.
La CGT s’inquiète de toutes les conséquences sociales et économiques possibles et imaginables, pour le devenir des salariés. Elle sera à leurs côtés.

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Le CSE en 2019 !

Le CSE à Ouest-France fin 2019

Il y a quelques mois, nous étions dans la rue pour lutter contre la loi Macron. Une des ordonnances de cette loi réforme la représentativité syndicale et précise l’arrivée du Conseil social économique (CSE) dans les entreprises.

Ce qu’il faut retenir du passé.

En 1982, à la suite de l’élection de François Mitterrand, les lois Auroux  permettaient d’améliorer les relations sociales dans les entreprises. L’instance Conditions d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) voyait le jour. En effet auparavant c’était les élus des CE qui s’occupaient du CHS. Afin d’avoir des élus dédiés aux spécificités économique, sociale, d’hygiène, des conditions de travail,  il était temps d’avoir deux entités distinctes : CE d’un côté et CHSCT de l’autre.

E. Macron et E. Philippe, à coups d’ordonnances, ont balayé en quelques semaines ces avancées ! Demain, le CSE va remplacer trois instances, ce qui veut dire que les élus du CSE devront intervenir dans tous les domaines qui sont aujourd’hui traités par les délégués du personnel (DP), le comité d’entreprise (CE) et les conditions d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).

Bien entendu, sous la pression des syndicats des patrons, l’État a cédé. Cette loi vise entre autres à diminuer le nombre de représentants des salariés dans les entreprises. Ouest-France ne devrait pas y échapper, malheureusement.

Les élections professionnelles se dérouleront à Ouest-France fin 2019. Pour se préparer à ces bouleversements, les élus seront en formation au mois de septembre afin d’anticiper la négociation du protocole d’accord pré-électoral.

Pour comprendre les modifications, ci-dessous retrouvez la lettre Partenaire du CMB qui synthétise le CSE

Encore un effort, Monsieur Ouest-France

Avec un « comité de direction opérationnelle » composé de 17 hommes pour une femme, nous, journalistes femmes d’Ouest-France, pouvons aisément interpeller nos employeurs au masculin.

Nous soutenons nos consœurs du Parisien, de l’Obs et de La Provence qui dénoncent la confiscation des postes d’encadrement par les hommes. Dans le premier quotidien de France, la situation n’est pas beaucoup plus brillante: les responsabilités les plus importantes et les plus gros salaires du journal vont exclusivement ou presque aux hommes.

Sur quinze membres de la rédaction en chef, deux femmes. Sur douze directeurs départementaux, idem : deux femmes. Pour neuf pilotes de pôles et chefs de service des services généraux, une seule femme. Et si l’on regarde de plus près les échelons : en 2016, trois femmes contre 24 hommes à 200 et plus ; trois femmes contre dix-huit hommes à 170 ; trois femmes contre douze hommes à 180 ; et quinze hommes à 190 pour… aucune femme !

La loi sur l’égalité des salaires en France date déjà de 1972. Et vous avez signé un accord sur l’égalité professionnelle en 2011, renouvelé en 2015, valable trois ans… Il est tombé aux oubliettes ?

A Ouest-France comme dans de nombreux journaux, des femmes souhaiteraient accéder à ces postes à responsabilités qu’elles ne le pourraient pas, faute d’ouverture à candidature de façon publique et transparente. On rêve que les jeunes embauchées – à parité depuis peu – ne se cognent pas aussi vite que leurs aînées au plafond de verre depuis trop longtemps – toujours ? – mis en place.

Comme le rappellent nos consœurs de La Provence, le monde est en train de changer. Les femmes du XXIe siècle sont ingénieures, agricultrices, électriciennes, astronautes, sportives de haut niveau… mais elles ne sauraient pas participer à la direction de journaux ?

Alors faites un effort, monsieur Ouest-France !

Le 23 janvier 2018