Tous les articles par cgt-ouest-france

SPIR COMMUNICATION

la rémunération du PDG fait tiquer les actionnaires !

Patrice Hutin a reçu plus de 500 000 euros de la filiale de l’éditeur Sipa/Ouest-France pour l’année 2018. Ce niveau de rémunération est critiqué par l’un des actionnaires. Héritier des fondateurs du journal breton, ce dernier estime que les dirigeants du groupe doivent montrer leur « exemplarité ».

Si Spir communication est une coquille vide après la cession début 2018 de son dernier actif, Logic-Immo, à Axel Springer (LLA du 26/07/18), cette absence d’activité n’empêche pas son dirigeant d’en tirer un confortable salaire. Son PDG, Patrice Hutin, percevra 100 000 euros bruts de rémunération sur l’année 2019. Celle-ci a été de 180 000 € bruts en 2018, auxquels se sont ajoutés 14 000 € de jetons de présence. Il a perçu en prime un bonus exceptionnel de 320 000 € bruts pour « le règlement des difficultés de Spir », dossier pourtant essentiellement piloté par le « cost-killer »Patrick Puy, manager de transition chargé de piloter la restructuration de l’entreprise.

200 000 euros supplémentaires pour piloter Sofiouest

Patrice Hutin, fils d’un cousin germain de l’ancien PDG de Ouest-FranceFrançois-Régis Hutin, touche parallèlement près de 200 000 € bruts en tant que directeur général délégué de Sofiouest, l’actionnaire qui détient la quasi-totalité du capital de Spir communication. Le family office du groupe Sipa/Ouest-France a pourtant vu son chiffre d’affaires baisser de 20 % en 2018, pour atteindre 2,5 millions €. Ce qui n’a pas empêché Sofiouest de quasi-doubler les jetons de présence de l’ensemble des administrateurs, lesquels devraient atteindre 180 000 € (LLA du 23/07/19).

Ces niveaux de rémunération ont été pointés du doigt, le 1er juillet, lors de l’assemblée générale de l’Association pour le soutien des principes de la démocratie humaniste, qui contrôle Ouest-France et ses ramifications. L’un de ses membres, Aurélien Wenger, s’est dit « choqué par la prime exceptionnelle de 320 000 € attribuée par Spir communication à Patrice Hutin », alors que ce dernier est « l’un des dirigeants de Spir depuis de nombreuses années et a donc contribué à la situation désastreuse de cette filiale ».

Vers un plafonnement des rémunérations ?

Ce petit-fils de Jean Sangnier, cofondateur de Ouest-France, lui-même fils de Marc Sangnier, une autorité morale de la démocratie chrétienne, a demandé que « les rémunérations des membres perçues de filiales ou de participations du groupe soient plafonnées et que ce plafonnement soit inscrit clairement dans les statuts ». »Le désintéressement » constitue, selon lui, une vertu cardinale posée par les fondateurs du quotidien breton.

Déjà en 2018, pour marquer son désaccord, Aurélien Wenger avait démissionné du conseil d’administration de Sofiouest lorsque le family office avait cédé une partie de ses intérêts dans 20 Minutes sans respecter le formalisme nécessaire (LLA du 15/02/18).

Qui sont les « sages » qui chapeautent Ouest-France ?

L’Association pour le soutien des principes de la démocratie humaniste, toujours présidée par Jacques Duquesne, 89 ans, compte parmi ses membres : Michel Camdessus, ex-gouverneur de la Banque de France ; Bertrand Badré, ex-directeur général de la Banque mondiale ; Bruno Frappat, ancien président du Groupe Bayard ; David Guiraud, ex-directeur général du Monde ; Dominique Quinio, ex-directrice de la rédaction de La Croix ; Jean-Luc Domenach, chercheur à la Fondation nationale des sciences politiques ; Laurence Méhaignerie, cofondatrice du fonds Citizen Capital ; et Jérôme Vignon, président de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale.

Pas de CSE au rabais

A l’ère du numérique et sur fond de mutualisation dans le groupe SIPA, les directions de Ouest-France et des JDLO (Courrier de l’Ouest, Maine Libre, Presse Océan) se jouent des syndicats quant à la mise en place du Comité Social et Économique (CSE).
En effet, lorsque le directeur délégué des journaux de Loire, l’ombre du n°2 de Ouest-France, mène d’une main de fer les échanges avec les syndicats sur la mise en place du CSE au 1er janvier 2020, tout à coup les négociations deviennent à sens unique.
Qu’est-ce que cela signifie ?
Nous ne pouvons que nous opposer à cette façon de faire. Pas de place pour un dialogue social efficient à Angers ? Contrairement à Rennes et Nantes où une réelle négociation s’est conclue par la signature d’un accord CSE digne de ce nom. C’est ce message que la direction veut envoyer aux salarié.e.s dans cette période déjà si troublée par les négociations liées aux nouvelles organisations de la rédaction ?
La direction qui, lorsque cela l’arrange, propose des passerelles entre nos journaux oublie cette proximité de ceux-ci dans le groupe SIPA. Apparemment, au niveau social, il n’est pas question de transversalité.
La section syndicale Filpac-Cgt du Courrier de l’Ouest ne signera pas un accord « au ras des pâquerettes » et qui ne serait pas de la même trame que celui de nos camarades de Ouest-France. Étant désormais de la même famille, les organisations syndicales de la Filpac sont et resteront solidaires.
L’attaque de notre directeur a été très mal vécue par les salarié.e.s qui sont déjà prêt.e.s à réagir dès la reprise des négociations si les propositions unilatérales de la direction restent en l’état.
La période de congés qui vient de se terminer n’a aucunement entamé notre détermination !
La section syndicale Filpac-Cgt du Courrier de l’Ouest demande aux salarié.e.s de rester mobilisé.e.s et d’être prêt.e.s à répondre à tout mot d’ordre de notre organisation syndicale.

En cliquant ici vous prendrez connaissance d’une communication de la CGT du courrier de l’ouest

52 éme congrès confédéral

Ils sont venus, ils sont tous là, dès qu’ils ont entendu ce cri, elle a perdue de sa superbe la Mama. Ils sont venus,
ils sont tous là, même ceux du sud, de Palestine, de Turquie, du Bangladesh et bien plus encore. Il y a Giorgio le fils maudit qui est venu les yeux chargés de chagrin, de remords, de colère et tous ceux que l’on ne veut plus croiser, jamais, alors on s’évite. A chaque fois c’est la même histoire, les rancunes historiques ne peuvent se résoudre ni s’effacer.
De la force ou de la faiblesse de s’invectiver entres fratries ? De faux débats pour attiser les brasiers, comment mieux se tirer une balle dans le pied ?
Des plus anciens au désespoir aux plus jeunes qui tentent de lui redonner du souffle, autour de la tribune ou du fond de la salle. On la réchauffe d’applaudissements, on la siffle aussi. Bien sûr on lui tend les bras en chantant la marseillaise et l’internationale le poing levé pour nous réchauffer le cœur au son des bonnes veilles valeurs pour surmonter la douleur.
Avancer, continuer la lutte malgré un champ de mines posées par les siens, sur les chemins de la méfiance, alors il se tient à distance, celui qui nous a rassemblé aujourd’hui. Il en appelle à nos repères, valeurs et orientations à tenir, sans être dupe des dérives, des coups de couteau dans le dos, des peaux de bananes à venir. Ironie de la fraternité. Qu’importe, il faut maintenir le cap pour que chacun défende et combatte encore pour cette vieille dame plus que séculaire, qui a obtenu les congés payés, la création de la sécurité sociale et de multiples droits des salariés. Alors respect à cette CGT.
D’autant qu’il est toujours d’actualité de se dresser contre un patronat hostile et destructeur de nos vies de labeur insuffisamment récompensées.
Alors, vive la hausse du smic à 1800 € avec les cotisations sociales, vive les 32h, vive l’égalité professionnelle, vive un socle de droits interprofessionnels, non à la retraite par point mais retour à un départ à 60 ans voire avant pour les métiers à pénibilité. Vive la lutte efficace via la syndicalisation pour un rapport de force décuplé afin de faire respecter les libertés fondamentales et exiger de nouveaux droits nationaux et internationaux dans un cadre unitaire pour rassembler les travailleurs dans le monde.
Parce qu’il y a tant d’amour, de souvenirs, autour de toi , toi la CGT, y a tant de larmes et de sourires à travers toi, toi la CGT. Et tous ont eu si chaud, sur les pavés de la révolte, jusqu’à la victoire de grands soleils. Qu’ils boivent frais le vin nouveau, le bon vin de la treille, tandis que s’entassent pêle-mêle banderoles et drapeaux rouges. C’est drôle on ne sent pas triste y a même un Sanseverino, oncle guitariste qui joue pour elle.
Y a tant d’amour, de souvenirs autour de toi, toi la CGT que jamais, jamais tu nous quitteras.

Attention à vos cotisations

La section syndicale vous interpelle sur vos cotisations
L’entreprise n’a pas cotisé pendant près de 10 ans au régime Agirc (caisse des cadres) pour tous ses journalistes issu(e)s des passerelles. Sur leurs bulletins de salaires ne figurent que le régime Arrco, qui comprend les cotisations des ouvriers, employés et des journalistes stagiaires. Pourquoi ?
Après vérification, la direction reconnaît….. lire le tract

Projet NOR

 

Comité de groupe du 16 octobre

En cliquant ici vous pourrez prendre connaissance de notre tract intersyndical


Assemblée générale du 17 septembre

La lutte continue

Les salariés étaient en assemblée générale ce jour pendant que se déroulait une réunion de négociation pendant laquelle JC Kling a annoncé que ce projet est maintenu.

 

 

Cliquez ici pour lire notre tract

Cliquez ici pour lire le tract intersyndical


Appel à la grève

Aujourd’hui se déroulait une réunion commune CE-CHSCT traitant du projet de réorganisation de la rédaction. En cliquant sur ce lien, découvrez le tract intersyndical.

Mutualisation

L’engagement de FR Hutin bafoué

Il n’aura fallu que neuf mois, après le décès de FR Hutin, pour que la direction mette en application un plan pour lequel l’ex-PDG, attaché au pluralisme, était farouchement opposé : celui de la mutualisation rédactionnelle entre les journaux de Loire et Ouest-France.
Un article est paru le 31 août 2018, dans la presse spécialisée numérique payante (La Lettre A, le quotidien de l’influence et des pouvoirs), sous le titre : Ouest-France coupe dans ses effectifs dans les Pays de la Loire.
Selon La Lettre A, concernant la Sarthe et le Maine-et-Loire, « Tout en maintenant les éditions existantes, le projet de Louis Echelard, président du directoire de la holding Sipa/Ouest-France, et du numéro deux du groupe Ouest-France, Matthieu Fuchs, consiste à ne conserver qu’une dizaine de journalistes en poste dans la Sarthe et le Maine-et-Loire, sur une trentaine au total. »
Pour la Loire-Atlantique, « Les suppressions d’effectifs, où les éditions du quotidien Ouest-France sont leader, sont en cours de chiffrage. »
Le quotidien précise que « Dans les faits, les éditions de Ouest-France des Pays de Loire seront en partie abondées grâce à du contenu issu du Maine libre, du Courrier de l’Ouest et de Presse océan. »
Jeudi 13 septembre est prévue toute une série de réunions avec les instances représentatives des personnels et dans les différents titres du groupe. Á l’ordre du jour, figure un point : « projet d’évolution de l’organisation de la rédaction et ses conséquences sociales ». Hasard du calendrier, est prévue, en même temps, une réunion de la direction avec les salariés dans le Maine-et-Loire.
Cette fuite d’informations, volontaire ou involontaire, sur le devenir de l’entreprise nous a particulièrement heurtés. D’autant plus qu’en juin, lors de différentes réunions, les élus avaient demandé à la direction à quoi correspondait la baisse des effectifs à la rédaction (moins 76 équivalents temps plein inscrits dans le document d’orientation de la direction). La direction était restée muette… Alors qu’elle était déjà en pleine élaboration de ce chantier puisqu’un embryon de mutualisation avait été testé, à cette même période, pendant l’édition des 24 heures du Mans dans la Sarthe, entre Ouest-France et Le Maine libre. Sur ce point, des questions avaient été posées par les élus sur l’organisation détaillée de ce test. Là aussi, sans réponse…
Tous les ans, au premier semestre, l’entreprise a l’obligation de présenter ses orientations stratégiques à trois ans (2018-2020). Or, les élus CGT déplorent qu’aucun indice ne figure dans ces documents permettant de soupçonner une restructuration d’une telle ampleur à la rédaction.
Concernant la conséquence concrète de ce plan de rationalisation envisagé, toujours selon La Lettre A, « trois agences, Cholet, Sablé-sur-Sarthe et La Flèche, seront fermées à terme. Leurs rédactions se verront proposer des reclassements au sein du groupe Sipa/Ouest-France, où environ 70 postes de journalistes sont vacants. »
La Lettre A rappelle que des mutualisations avaient déjà eu lieu entre Ouest France et Les Journaux de Loire, notamment au plan publicitaire. Précisant que La grande régie commune Additi « commercialise sans distinction les quotidiens depuis plusieurs années. En revanche, aucune synergie rédactionnelle n’avait été lancée depuis l’acquisition des Journaux de Loire il y a 13 ans ».
Autre point qui nous a particulièrement choqués, car elle fait fi de l’éthique tant défendue par notre ancien PDG. Voire, la méprise. En effet, La Lettre A dévoile que « Selon plusieurs sources internes concordantes, le décès en décembre 2017 de l’ancien patriarche de Sipa/Ouest-France, François-Régis Hutin, opposé aux mutualisations départementales, a accéléré un projet qui était dans les tuyaux depuis de longue date. »
Ce projet qui, selon La Lettre A, « s’inscrit dans un plan stratégique plus vaste », a commencé à être présenté au personnel, au premier semestre 2018 sous l’appellation « Inventons demain ».
Prenant appui sur une nécessaire remise en question de nos fonctionnements, et de nouvelles évolutions de nos contenus, ce dialogue « ouvert » s’est bien gardé de dessiner les contours de restructurations plus inquiétantes. Au contraire, il a été présenté par la direction comme étant une étape importante pour recueillir les idées des salariés dans la construction d’un avenir partagé… « Mieux se connaître pour mieux travailler ensemble »…
La direction se chargera certainement de nous faire porter le chapeau d’une communication qu’elle considérera comme anxiogène pour les salariés. Nous vous laisserons évaluer cette éventuelle position compte tenu des éléments cités ci-dessus.
La CGT s’inquiète de toutes les conséquences sociales et économiques possibles et imaginables, pour le devenir des salariés. Elle sera à leurs côtés.

Cliquez ici pour télécharger le tract